visiteur    Bienvenue à zipzip ! Visiteurs connectés : 3 La page Facebook du site   Le twitter du site   Syndiquer tout le site
Le cadavre exquis boira le vin nouveau

Accueil > Textes collectifs > Censuré par le temps.

Note des lecteurs

Censuré par le temps.

Tommi Lenogrero

Texte initié le jeudi 1er janvier 2009

Pour retrouver sa liberté perdue depuis longtemps déjà, Daniel n’avait eut qu’un pas à franchir, mais quel pas ! Laissant le poids des mois passés dans la forteresse et l’affreux docteur Eam derrière lui, il parcourait désormais à l’inverse le même petit chemin de terre battue qu’il avait sillonné quatre ans auparavant. A présent il ne lui restait qu’une chose à faire : marcher.

Il n’y avait pas un nuage dans le ciel bleu de la plaine d’herbe sèche qui semblait infinie. Pire encore, quand Daniel scrutait l’horizon, il ne voyait rien d’autre que ce sentier qui paraissait s’allonger encore et encore au fur et à mesure que le jeune homme mettait un pied devant l’autre. C’est donc sous un soleil de plomb, vêtu de rien d’autre que de cette espèce de tunique blanche trainant dans la poussière et sans la moindre idée de ce qu’il trouverait au bout de la route que Daniel continua son évasion.

Au bout d’un moment, quand la lumière du jour commença à faiblir et la nuit tomber sur la plaine, Daniel réalisa soudain. Il ne savait même pas qui il était et pourquoi il s’était retrouvé à jouer les cobayes pour Eam. Avait-il vraiment un lieu pour se réfugier ? Peut-être même avait il mérité toutes les horreurs qu’il avait enduré ? Plus la nuit tombait, plus le doute s’installait en lui. Ce n’est qu’au moment ou il scruta les premières étoiles qui étaient apparues dans le ciel orangé qu’il aperçut une intense lueur bleue.


Cette même lumière pénétrante qui l’avait conduit des années plus tôt vers ce vieux manoir ; mais ce soir, sa détermination était plus forte, plus forte que la plénitude que lui procurer la chaleur de ce faisceau bleuâtre. Il détourna le regard du phare et continua sa route, les pieds nus sur un chemin cahoteux, il commençait à souffrir atrocement, il serra les dents et accéléra le pas, car au loin il entendait les sirènes et les aboiements des chiens, les hommes de mains du docteur avaient découvert son absence . il se mit à courir, courir comme jamais, comme si la mort était à ses trousses, même si la mort aurait été plus douce que tout ce qu’il avait enduré.
Il faisait maintenant nuit noire, une nuit sans lune et pourtant dans les dédales de cette forêt de chênes, Daniel à bout de souffle continuait à courir, aucun obstacle ne pouvait l’arrêtait, il ne savait pas comment, il ne savait pas pourquoi mais il y voyait comme en plein jour et plus il s’enfonçait dans l’obscurité plus sa vision augmentait. C’est seulement quand il arriva au bord de la falaise que ses jambes flagellaires, il s’écroula, tout son corps était tétanisé, au prix d’un effort surhumain il réussit à rouler entre deux rochers. Il se lova, transit de froid il sentit le sommeil l’envahir.
Au premières lumières du jour .



il se réveilla engourdi. Tout son corps lui faisait mal. Il lui fallu quelques instants pour retrouver ses esprits. La fuite. Le docteur. Les lumières et les chiens.

La panique l’envahit. Il avait perdu beaucoup de temps en s’endormant ainsi. Ils étaient toujours à sa poursuite.

Il se leva d’un bond malgrè les douleurs aigües dans les os. Puis il resta là. Les deux pieds au sol. Le regard fixe. Emerveillé.

Un lever de soleil.

Il ne se souvenait pas en avoir déjà vu. Un halo orangé recouvrait la terre au milieu de ses roches abruptes. Le soleil lui montrait la direction à prendre. Il ne pu s’empécher de commencer à avancer vers elle.

Au fil de sa course, jettant parfois un regard craintif en arrière, il se rappelait.

Les expériences. Les bruits. Les chocs électriques. Damien, Stephane, et Diane. Et ceux qu’ils ne revirent jamais.

Comme Lili qui, un matin leur annonça qu’elle



allait partir, chez des parents qu’elle ne connaissait pas, mais qui devaient être très gentils puisqu’ils l’avaient retrouvée et qu’ils venaient la chercher pour l’installer dans leur grande maison au bord d’un lac. C’était, elle le croyait, des cousins très éloignés du côté de son père.

Ce jour-là, Lili était radieuse, ses yeux pétillaient et faisaient contraste avec son teint blafard, sa maigreur. Elle lui promit de lui écrire et de faire tout son possible pour le sortir de là, pour qu’il puisse être réunis à nouveau, sous un ciel meilleur. Peut-être pourraient-ils se marier, avoir des enfants ?!

Mais Daniel n’eut plus jamais de nouvelles de Lili. Etait-elle heureuse ? L’avait-elle déjà oublié ? Ou bien, ou bien... mais ça, il n’osait y penser, il ne voulait pas l’imaginer, surtout pas...

Alors Daniel avance vers la lumière orange et il prie, et il espère (...)



qu’elle le guidera vers un abri plus sûr.

Les aboiements des chiens avaient cessé et il ne comprenait pas comment, durant son court endormissement, l’abominable Docteur Eam et sa meute avaient pu perdre sa trace.

La lumière orange peut-être ? Oui, ce devait être cela. Il leva les yeux et s’imprégna de l’intensité du rayonnement qu’elle diffusait avec la certitude qu’il était désormais hors d’atteinte.

Mais alors, de quelle chose extraordinaire s’agissait-il et n’était-il pas tout simplement en train de perdre la raison ?
Il se sentait pourtant soudain dans un état physique d’une exceptionnelle fraîcheur que ne pouvait justifier le bref repos qu’il s’était accordé.

Sans plus réfléchir, il...



chemina vers une grange abandonnée, qu’il devinait au fond du vallon. Le sentier descendait de façon abrupte mais les pieds de Daniel se posèrent aux bons endroits, avec l’habileté de ceux d’un randonneur chevronné. atteignant la vieille grange, daniel poussa la porte. celle-ci pivota sur ses gonds en crissant, déchirant, au passage, des toiles d’araignées. La grange semblait abandonnée. La peine-ombre l’obligea à laisser ses yeux s’y habituer. mais quand il put enfin mieux distinguer l’intérieur du lieu, une nausée le pris. Là, devant lui, un cadavre à moitié décomposé était suspendu à des crochets. Son état de putréfaction montrait que la mort devait remonter à un mois. Passé l’horreur d’une telle vision, Daniel s’approcha et vit que le corps avait été attrocement mutilé. mais quelque chose le frappa. Mon dieu mais quelle horreur !!!! Il avait en face de lui la dépouille de...



d’un petit être dont l’apparence n’avait rien d’humaine. La putréfaction n’avait pas encore accompli son oeuvre, le processus chimique retardé peut-être par l’atmosphère du lieu ou par une mystérieuse différence de la composition organique de ce qu’il restait de ce malheureux supplicié.

Il flottait dans la grange une odeur de poussière et de graines séchées mais rien de nauséabond comme si le cadavre était en train de se momifier.

Un extra-terrestre, mon Dieu, c’est un extra-terrestre ! Et tout en s’exclamant ainsi, Daniel...



Se ressaisi, repris son souffle, se frotta les yeux, s’approcha de la dépouille et poussa un soupir de soulagement, ce n’est qu’une poupée de chiffons, une sorte d’épouvantail ?! Très réaliste mais ce n’est que du latex...
il scruta la grange, derrière la porte accroché a un clou un bleu de travail et dans le coin des bottes en caoutchouc crotté de boue... il s’habilla, il s’assit sur une botte de foin pour chausser les bottes, un peu grandes, mais c’est toujours mieux que d’être nu pied, il resta de longues minutes assis observant le visage du monstre éclairé par un faible rayon de soleil qu’une tuile fendu laissé passer.
Daniel ne savait pas où, ni quand, ni pourquoi, mais il avait déjà vu ça ? Dans un rêve ? une expérience du Docteur ? Peu importe, ce n’est pas le moment, il doit partir, si les chiens avait retrouvé sa piste, il ne doit pas trainer, trouver une route, une ville, raconter son histoire...
il jeta un coup d’oeil a l’extérieur, personne a l’horizon, il prit le petit sentier qui s’enfonçait dans la foret.

Pendant ce temps dans le manoir, Khaled, l’homme de main, fit son rapport au Docteur EAM.
- c’est bon docteur, il a trouvé la grange, il part vers la ville. 
- très bien, très bien... l’expérience #57 va enfin pouvoir commencer. Ne le perdez pas de vue
- Je laisse s’échapper tous les autres maintenant ?
- non juste les N°4 et 7.

Damien et diane, main dans la main courrez a perdre haleine, les pieds en sang, il continuaient tout de même , ce ne pouvait pas être pire que les tortures du Dr.
Dans leur course folle, Diane trébuchât sur une racine
- relève toi, il faut continuer, tu n’entend pas les chiens ?
- si, mais je ne peu plus courir, part sans moi,
Damien aperçu caché par quelques bosquets une grotte, ils décidèrent de s’y reposer à l’abri.
Il faisait sombre, humide et froid très froid, Diane s’était endormis, elle va mourir de froid si je ne fais rien, pensa Damien, il alla se blottir contre elle, autour de leur deux corps unis un halo bleuâtre se forma, ils avaient chaud.
Diane fut réveillé par un bruit sourd provenant ...

 ste.phane - vous etes pas tres productifs les mecs !!! :p elle n’interresse personne cette histoire ?  Youpala - S, mais l’inspiration ne vient pas sur commande.

En savoir + sur l'auteur principal : Tommi Lenogrero

9 participations

Vous appréciez cette histoire ? Notez-là de 1 à 5 !
Mes autres sites web