visiteur    Bienvenue à Erglug ! Visiteurs connectés : 2 La page Facebook du site   Le twitter du site   La page Google+   Syndiquer tout le site
Le cadavre exquis boira le vin nouveau

Accueil > Nouvelles > L’interdiction

Note des lecteurs

L’interdiction

Spiréal

samedi 1er octobre 2011

Combien de fois j’ai voulu être libre et que l’on m’a dit que c’était interdit ?

Je ne sais pas, des mois durant en tout cas. Ils l’ont dit aux autres aussi : au couple lesbien, au poètes, aux gens qui passent... finalement à presque tout le monde dans le lycée.

Ils sont beaucoup trop. Les pions n’arrivent pas à les contenir, pas même à les gêner dans leur tâche, à croire qu’ils ont les pleins pouvoirs... Personne ne sait quand c’est arrivé, car la domination s’est faite petit à petit, comme si des fourmis emmenaient chaque pierre d’un château une par une et qu’on ne s’en apercevait qu’une fois un pan écroulé

Et par cette destruction, j’ai vu nombre de pleurs, de cris étouffés dans les froids confidentiels hivernaux et automnaux comme dans les bonheurs obligatoires de l’été et du printemps. Aucune saison, aucune heure n’est propice à la lamentation. Ces gens ont visé trop juste.

Comment changer si silencieusement de lois une fois une porte franchie ?

Je me le demande encore. Réveil à 6 heures, petit déjeuner habituel, voyage en car, et me voilà devant les barrières du lycée. Me voilà dans un monde différent de celui de mes soirées, de mes jours fériés et de mes weekends. Un monde qui ne me plaît pas.

Mais pourtant, j’y entre, et pire, je me réfugie dans le hall du bâtiment général, où l’on distingue facilement les bandes, et surtout celles qui forment le consensus précédemment cité. Au moins une personne dans chacun de ces groupes contrôle les entrées, les déplacements des lycéens. Mais jamais ces observations n’ont donné le moindre indice sur leurs victimes, celles qui sont mentalement mortes par le lynchage ou par les coups bas.

En fait, si l’on change de monde comme ça, c’est parce que c’est l’habitude. Cette putain d’habitude.

Pourquoi le changement attend encore dans l’antichambre de nos cerveaux ?

Croyez moi, il veut sortir, mais ce n’est pas le moment. Enfin, pas le BON moment.

Ils sont en pleine ascension de l’échelle sociale. Ils parlent désormais de rallier le lycée privé à eux, ce qui ne devrait pas être difficile. C’est au moment où ils verrons trop grand que nous frapperons avec nos mots, et que les gens de l’académie mettrons des sanctions

En savoir + sur l'auteur ? Spiréal

Cette nouvelle a été mise à jour le lundi 12 juillet 2010

Vous avez apprécié ?