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Le cadavre exquis boira le vin nouveau

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Note des lecteurs

Le clochard de l’espace.

Ratoun3t

Texte lancé le 17 mars 2009 & terminé le 25 janvier 2010

(nous devrions essayer de ne faire qu’une ou deux phrases par post, en laissant une porte clairement ouverte pour le suivant, c’est a dire , couper sa phrase a la façon "du jeu", (comme dans mon 1er post, une cargaison de ? va savoir quoi) j ’espère bien me faire comprendre, pour garder le texte dynamique,soyons brefs,evitons les pavés, en résumant a la fin d un paragraphe , pour faciliter la compréhension du texte en son entier, bref, a la rigueur je m en occuperais)
Enjoy !

Acte 1 , scene 1 : La routine

Buck-Robert, était pépère, aux commandes de son vaisseau spatial, a moitié endormi, il remplissait sa mission : convoyer d’Altaïr 4 a la planete Terre , une cargaison énorme de (...)


choux de Bruxelles. Le climat et les régions fertiles d’Altaïr permettaient déjà, depuis 2 siècles, la culture massive de cet aliment prisé par les terriens qui aimaient se retrouver autour d’une table pour "gober des choux".

Mais ce qui inquiétait Buck-Robert était la (...)

 Yan - bonne idée ! comme ça c’est assez court ? et le ton que tu souhaites ? : sérieux ou comique ?  Ratoun3t - Oui, pas de probs, c est impeccable, autant délirer un peu ^^

douane inter-galactique, en effet, il transportait également (a titre personnel) un petit stock d’herbe-rouge dont il était si friand.
L’herbe était pourtant bien cachée , dans (...)



la trousse de toilette de sa co-pilote. Mais Diane de Dordives était imprévisible et elle pouvait à tout moment se servir de sa trousse. Finalement, il vaudrait mieux remettre l’herbe à coté des ...



bouquins de Boris Vian, ou plutôt entre les pages de celui de l’Herbe rouge, en guise de signets.

L’odeur des choux de bruxelles couvrait de toutes façons celle, subtile, de....



l’huile surchauffée du propulseur dimensionnel.

Diane se pencha vers Buck-Robert et lui décocha son incroyable sourire. Il ne pouvait y résister et elle le savait.

Là elle va me demander quelque chose, pensa t’il.




"Diiiis moi mon Buckinou, ça t’embêterais de faire un détour par la planète SephoraIV ? Je n’ai presque plus de crème anti-gravitée...? s’il te plait-s’il te plait-s’il teeee plaaaait !" lui dit-elle en sautillant comme une folle...

Et c’est a ce moment que Buck découvrit avec horreur qu’elle avait mélangé l’herbe-rouge avec (...)

 Yan - lol pas mal la planète "SephoraIV", y’avait aussi "Le Rocher"...de Yves.  Ratoun3t - ha ha, oui tres bon le rocher d’Yves !

le reste de choux de Bruxelles de l’apéro de midi.

Il réfléchit quelques instants... Il avait du gober 4 ou 5 choux, pas plus, mais la dose avait de quoi rendre un droïde complètement dingue pendant plus de 150 ans !

Donc, urgence absolue ! le plus difficile était maintenant de mettre en route le propulseur dimensionnel, pour (...)



(...)atteindre la planète terre au plus vite.

Buck ne se doutait pas une seconde qu’il était surveillé par les infâmes Karzoçiens, a des milliers de km de là...
Dans leur vaisseau-talonette, ils étaient a l’affut de tous les mouvements inter-galactiques non autorisés.

Le commandant, Dark Hortefex jubilait en pensant a (...)



un nouvel affrontement avec son ennemi de toujours : Buck-Roger, le passeur de vilains choux de Bruxelles dans l’espace intergalactique national.

L’impitoyable DH se tourna vers ses lieutenants et ordonna de se mettre en position de combat rapproché.

Doc-G enclencha le surgénérateur afin d’atteindre la puissance de 2,21 gigowatt, nécessaire à la sortie de l’hypertalonnette en mode G20 et à l’activation du bouclier SCAL de dernière génération.

Au rythme du ronronnement du moteur-fusion, l’hypertalonnette sortit lentement de son logement, jusqu’à son débattement haut-bas max.



Dark Hortefex appela immédiatement son plus fidèle lieutenant, Albanor le pirate, célèbre inventeur du "Rayon-Hadopi", capable de réduire en cendre des milliers de planètes instantanément.

Albanor confirma qu’il avait bien placé un mouchard sur le vaisseau de Buck-Robert et qu’il était suivi a la trace...
L’hyper-talonette continuait son voyage jusqu’à l’interception du trafiquant de choux.

Pendant ce temps, a des milliers d’années lumières, Buck-Robert hallucinait sur ses ongles de pieds, complètement raide a l’herbe rouge.
Quand il remarqua la forme inhabituelle de (...)



...la planète Terre sur l’écran de l’ordi quantique et en 4D panoramique,
Elle semblait se dilater et se rétracter alternativement à toute allure, prenant au passage les formes les plus étranges et les plus banales : brosse à dents, pelle à neige, tête de caribou, pianocktail, clé à molette, carburateur de Rolls-Royce, Léon Zitrone....Coluche...etc....etc.
Mais bon sang s’exclama Bucky, rêve-je ?, ou c’est l’effet de cette maudite herbe-rouge, ou bien (....)

 Ratoun3t - ha ha, je suis mort de rire, bravo

...le parfum opiacé de ce mouchoir, glissé discrètement par Mimiche Lapapatte dans sa poche révolver, juste avant le départ ?

A moitié shooté par l’odeur, l’oeil glauque et larmoyant, il regarda dubitativement le petit carré de coton blanc, brodé aux initiales "ML" et bordé de dentelle et, pris de nostalgie, se mit à repenser aux délicieux moments passés avec Mimiche, sa petite Mimiche tant aimée.

Brusquement, il fût tiré de sa rêverie par (...)



Diane, revenant à la charge.

Elle venait de jeter avec violence sur la cargaison son miroir qui atterrit au milieu des choux de Bruxelles sans se briser.

"Buck, Sephora IV, c’est pour tout de suite, là ! Si on continue direct la Terre, ça ne va plus être possible pour moi. Fais demi-tour, s’il te plaît."

Incrédule, Buck se retourna et...



"Mais non pas toi abruti ! Fais faire demi-tour au vaisseau ! T’es bête ou quoi ? Et puis c’est quoi ce bout de chiffon qui empeste ? Ton doudou ? Fiche-moi ça tout de suite à la poubelle !"

Les yeux de Buck passaient du mouchoir à Diane, de Diane au mouchoir. Il sentait la moutarde lui monter au nez. Pour qui le prenait-elle ? Elle avait eu le toupet de comparer à un chiffon son seul souvenir de Mimiche.

Il se leva d’un bon, et serrant si fort son tire-jus chéri, à s’en faire péter les phalanges, il se dirigea droit sur Diane, qui, pas impressionnée du tout par ses yeux exhorbités et ses lèvres retroussées, tous crocs dehors...



alla récupérer le miroir sur les choux de Bruxelles.

"Bon, Buck, on ne va pas y passer la nuit. On fait un saut à Séphora, point barre.
Tu m’as vue, là ? Je suis à faire peur et je voudrais bien pouvoir me refaire une petite laideur avant notre livraison. Je ne te demande pas le bout du monde, quand même !"

Dans le même temps, Dark Hortefex, à bord de l’hyper-talonnette, exaspéré par la lenteur de l’interception programmée, s’excitait sur Albanor qu’il traitait de tous les noms de planètes possibles et imaginables, la bouche tordue par des tics incontrôlables qui lui déformaient le visage.

Nom d’une Rollex, tu vas me les coincer bientôt, oui ? !!!...



Ce qu’Albanor prit très mal...elle qui était le plus fidèle lieutenant du Sarkozor, leur maitre-absolu, ne supportait déjà pas ce genre de mission, si en plus elle devait subir les colères de Dark Hortefex !
Elle décidait donc subitement de s’ auto-éjecter grâce a la capsule de secours, et rejoindre au plus vite sa planète natale, Polemploa....furieuse de son échec.

Aussitôt fait, son remplaçant se téléportait a bord de l’hyper-talonette.
Silence de mort dans le vaisseau...c’ était l’héritier du "tonton meeté-rhan", chef absolu d’une curieuse race de télépathes maigrichons, mais enormément cruels et sans pitiée.

"Bonsoaaaaar !" , dit il en se matérialisant dans la salle des commandes.
Dark Hortefex était blême, livide....il ne supportait pas ce paltoquet de parvenu et devait se soumettre a ses ordres, dorénavant.

Pendant ce temps, Buck Robert était arrivé sur Sephora IV.
Accoudé au comptoir d’un bar fréquenté par des poulpes géants, il sirotait une....

 Djambou - Génial le "tonton meeté-rhan" et le "Bonsoaaaaar !" mdr

une pieuvre-menthe accompagnée de zakouskis, tous plus ou moins ragoûtants les uns que les autres, en attendant Diane.

Il était loin de se douter de ce qui se tramait à bord de l’hyper-talonnette et bien qu’agacé par ce détour imprévu, il profitait de cette pause salutaire pour tenter d’éliminer, grâce à la pieuvre-menthe bien tassée, les derniers effets des choux de Bruxelles.

Il en était à son troisième drink, lorsque...

 Djambou - Mmmmmmmh...j’en veut une tout de suite de pieuvre-menthe, çà doit être super-bon !

Il en était à son troisième drink, lorsqu’une voix GRAVE et RAUQUE lui dit :
"Salut chéri , tu m’offres un diabolo-mollusque ?"

Mon dieu ! Buck était tétanisé-sur-place !
C’était Sabrina-the-Hutt, une de ses ex, dans les années 2080, qu’il avait croisé lors d’une soirée "pisto-laser" bien arrosée.
Il lui offrait son verre , en souriant...bêtement.
Elle avait de belles tentacules, et c’ était la faiblesse de Burk Robert, sa SEULE faiblesse.
Tous ces tétons suintants, et appelants au désir, il ne pouvait résister.

Il lui fit son numéro, et l’emmenait finalement dans sa chambre d’ hôtel-apesanteur.
Après une nuit de folie, le démon de minuit, jusqu’ a l ’insomnie, les fantômes de l’ennui (faut pas faire gaffe), Burck Roger se réveille et découvre que.....



son réveil supersonique n’a pas fonctionné.

Qu’est-devenue Diane pendant cette folle nuit tentaculesque ?!... Sans jeter un regard aux turgescences maintenant rétractées de l’affolante Sabrina, il se rhabille en hâte pour rejoindre au plus vite le bar où ils se sont quittés quelques heures plus tôt.

Le couloir de l’hôtel-apesanteur est désert et le bar fermé...



et une affreuse odeur de choux putréfiés baigne les couloirs du super-môtel passant par la ventilation......DE CHOUX !!DAMNed ! s’exclame Buck.....La cargaison !!! Que s’est-il passé à bord du vaisseau garé sur le cosmo-parquinge !
Probablement une panne des circuits réfrigérants.......il faut réparer, vite, ou bien, on sera bons pour balancer la cargaison de choux sur une planète-poubelle (habitée par des vers-géants qui recyclent en compost les déchets organiques végétaux ainsi que le marc de café)
Tout en se ruant vers la porte, il reçoit un appel vidéo de Diane sur son naillepode, et croit se tordre les pieds de surprise lorsqu’elle apparait sur l’écran collée au plafond de sa chambre : "Bucuuuuuuuuck !......s’il te plaît, viens me chercher......Buuuuuuck !, j’ai mis trop de crême Anti-gravité, si je sors de l’hôtel comme-çà, je suis bonne pour partir dans l’espace direct jusqu’à la zone où les effets s’annuleront par la gravité plus forte d’une autre planète.....Buuuuuuuuuuuuck, j’ai peur, viens tout de suite me chercher ! il faudra que tu m’attache à toi, amène quelque chose, une corde, des menottes.....

 Djunes - Très drôle Djambou la planète-poubelle et ses recycleurs !

Nom d’une pieuvre, le cauchemar continue ! Et quelle idée aussi d’avoir cédé au caprice de son allumée d’équipière et à ses fantasmes esthético-ludiques.

"Je t’en ficherai de la crème anti-gravité, moi, la situation est grave, oui, et pas qu’un peu mon neveu !"

D’abord la récupérer, vite fait, et ensuite les choux, ces nom de dieu de bon dieu de choux à sauver du désastre. Ensuite qu’on ne lui parle plus jamais de choux de Bruxelles, ni de diabolos-mollusques et surtout plus jamais non plus de la planète Séphora. Il en a ras-les-tentatucles.

"Heu, qu’est-ce que je raconte, se dit-il, ma parole, ma nuit avec Sabrina m’a fichu par terre !"

Pour sauver Diana de la force d’attraction gravitationnelle qui la guette, pas trente six solutions, il va devoir...



.....trouver une échelle ou un escabeau ?
Euh, oui, un escabeau sera suffisant, et aussi une corde......une corde ?
Ah, oui du côté des escadrilles des chasseurs de Chmolgoufs, ils doivent en avoir en stocks sur les quais du cosmo-parquinge, et justement j’en suis pas loin.

(Ici j’ouvre une disgression pour expliquer un peu ce que sont les Chmolgoufs. Et bien ce sont comme qui diraient les baleines de l’espace, dont la peau à la même propriété (homochromie=même couleur) que celle des caméléons de changer de couleur au gré de leurs émotions, et la propriété de certains phasmes dite homotypie (=même forme) de prendre la forme de leur environnement, donc dans le cas des Chmoulgoufs, elles peuvent prendre l’aspect et la couleur de n’importe quel vaisseau spatial, ceci rendant leur capture très très difficile et aléatoire)

Voilà j’y suis, tiens celle-ci fera bien l’affaire se dit Buck en mettant dans sa poche virtuelle, une bonne longueur de cette sorte de filin d’acier qu’utilisent les chasseurs de Chmoulgoufs.
Bon allez, j’y vais maintenant, retour à l’hôtel, fissa, pas d’escabeau ?..........
Tant pis je trouverai bien une autre solution se dit Buck tout en montant par le tube spatio-ascencoriel jusqu’à l’étage et la chambre-même où cette bêtasse de Diane accro à sa crême avait fait son overdose.
Effectivement lorque il entra et levant les yeux, elle était bien là, collée au plafond, un air de terreur résignée sur le visage gémissant doucement des paroles incompréhensibles mélées d’appels faibles :" Buuuuuuuuk.....ze T’aime Buck
vraiment, elle faisait peine à voir et à z’entendre, et c’est avec une larme à l’oeil, zému quoi, que Buck.......

 Djambou - je sais Yan, je fais des posts trop longs, çà m’épuise ! en +, et çà casse le rythme (auto-critique)  Yan - grrr, tu m’as planté ma mise en page ! lol ! non c’est cool Djambou. To be continued

grimpé sur le lit-paquebot qui trônait au milieu de la pièce, lui tendit la main qu’elle attrapa en poussant de petits cris d’animal chatouillé.

Ils s’affalèrent ensemble sur le matelas et Buck, sans avoir eu le temps de comprendre ce qu’il lui arrivait, sentit les lèvres généreuses au goût sucré de Diana s’écraser contre les siennes dans un baiser à faire damner tous les transporteurs spatio-temporels de choux de Bruxelles de la terre et de l’espace.

C’était oublier bien vite que Sabrina-the-Hutt et ses tétons ravageurs avait mis notre vaillant capitaine sur le flanc, que la femme de sa vie s’appelait Mimiche et qu’il avait en outre le problème de sa cargaison à résoudre de toute urgence.

Jetant un coup d’oeil par un des hublots, il aperçut, comme dans une lueur phosphorescente, un Chmolgouf qui venait de les croiser, bientôt suivi par un autre, puis un troisième et sautant du lit...



il se prit les pieds dans le tapis, et s’étala par terre !

Par bonheur, il tint bon la main de Diane, sinon il était bon pour la récupérer au plafond encore, ou Dieu sait où !

Oui, Bon, tous ces Chmoulgofs qui étaient passés devant l’hôtel c’était un peu inquiétant, le fait qu’ils n’utilisent pas leurs pouvoirs de dissimulation.....

Mais d’un autre côté comme dit le dicton : "Les Chmoulgoufs passent, les chiens aboient", n’est-ce pas.

et aussi :"Un Chmoulgouf de perdu........10 de retrouvés"

Bon, mais il fallait aviser, maintenant.....aviser quoi au juste ?

Et, avisant les seins magnifiques de Diane toujours voluptueusement suspendue à sa main, il eu un profond soupir de regret, et comme un début d’

 Djambou - hiinnhinnnhiinn ! Je suis salaud là !

arthrite due à son perpétuel mouvement de va-et-vient sur sa...

 Youpala - voilà voilà, au suivant !  Djunes - Merci Youp !

manette de commande du vaisseau spatial à laquelle il ferait bien du reste de se remettre pour pouvoir reprendre son trajet interrompu.

D’abord aller vérifier l’état de marche des circuits réfrigérants et...



aussi vérifier la qualité de cette herbe-rouge de Ganymède que lui avait refilé Sabrina-the-hutt, mais d’abord, il ligota soigneusement Diane, et commençà a la fouetter....Euh, non NON, JE M’EGARE ENCORE !
Je voulais dire, il attacha la corde Chmoulgouf autour de la délicate cheville de Diane, et ainsi, il put, la promenant comme un ballon à gonfler, la ramener enfin à la navette, trève de disgressions, y’a du boulot sur le système réfrigérant, donc Diane, m’en veux pas si je t’attache à ton siège.
Alors qu’il ouvrait le sas menant à la cale aux choux, d’où sorti une puanteur innommable, il entendit...



ronronner ! Avec la raisonnance, impossible de localiser le bruit. Bon sang de bonsoir, il allait devoir soulever les choux un à un pour trouver cette satanée bestiole. Quel est l’imbécile qui avait eu l’idée d’embarquer une bête à poils, lui qui était allergique, il ne manquait plus que ça.

Bon, première chose à faire, retourner chercher un masque prévu initialement pour la grippe du cochon, il ferait bien l’affaire pour un matou. Ensuite trouver la seringue hypodermique et le produit qui étaient destinés à endormir les éléphants intergalactiques. On ne savait pas après tout si c’était un minou ou un tigre qui maquillait sa voix pour attirer sa proie.

Quel guigne, il repassa le sas, repassa devant Diane qui essayait de défaire ses liens en criant comme une furie. Décidément se dit-il, c’est le jour des félins, une vraie tigresse cette gonzesse. Il profita qu’elle était encore bien attachée pour lui flanquer une tarte, ce qui eût pour effet de la faire hurler encore plus fort, mais au moins, lui, ça l’avait défoulé un peu. De satisfaction, il fit craquer ses phalanges une à une.

Il atteignit enfin l’armoire à pharmacie où après avoir farfouillé parmi les gélules multicolores, les potions en tout genre et les préservatifs aromatisés aux choux rouges, blancs, fleurs, de bruxelles et brocolis, il trouva enfin un masque, mais pour la seringue et le produit il fit chou blanc !

Il partit donc...

 Djambou - Cà doit créer une sacrée ambiance érotique (le préservatif aromatisé aux choux) ! MDR  Youpala - Si ce n’est pas érotique c’est tendre puisqu’on dit "mon chou" !

en direction de la sortie quand une voix masculine, comme déformée, le figea sur place : "Tu n’as pas trouvé ce que tu cherchais, Buck ? A mon avis, si tu cherches un peu dans le sac de Diana, il y aura sûrement là de quoi te dépanner."

Comme un automate, par mouvements saccadés, au ralenti, Buck se retourna et considéra avec stupeur celui qui venait de parler et se lissait les moustaches avec sa patte d’un air satisfait.

Le chat ! C’était ce satané chat qui venait de s’adresser à lui et le considérait d’un air qu’il jugea quelque peu sarcastique.

Il était en train de devenir fou. Les choux de Bruxelles, les diabolos-mollusques, Sabrina the-Hutt, les Schmoulgoufs, et maintenant un chat qui parlait.

"Hum, hum, ce n’est pas la grande forme Buck à ce que l’on dirait... Ce n’est pourtant pas le moment de mollir et si j’étais à ta place...



.....Je fumerai un peu moins d’herbe rouge ! continua le chat Du Cheshire, (car c’était lui).

cHAT DU cHESHIRE s’exclama Buck, que fais tu là ? Tu devrais ètre au pays des merveilles d’Alice & de Lewis ? (Ce con de Buck av ait quand même lu un peu dans son adolescence)

Je suis venu à ton aide Buck ! de derrière le miroir nous avons suivi tes pitoyables et navrantes aventures, moi, le Lièvre de Mars, La reine, et Alice himself.

Ayant dit ceci le chat commençà de se dissoudre, et seul apparu un moment dans les airs, son sourire....
Buck se secoua enfin, comme sorti d’un rêve :"nom d’un chmolgouf de nom d’un chmolgouf, faut que j’remonte dans la cabine fouiller le sacadiane, merde de merde, j’en ai plein mes astro-bottes !
Ordonques le vala repartit....



à la recherche du fameux sac et, à peine avait-il mis la main sur la poignée de la porte de la cabine, qu’il entendit rire derrière lui. Un rire étouffé avec des sons aigrelets qui ne ressemblait à rien de ce qu’il avait pu entendre jusqu’alors de sa vie.

Décomposé, il se retourna une fois encore et vit un nouveau chat installé sur le plancher, a demi-allongé, une patte lui soutenant le menton et qui était agité de soubresauts provoqués par son hilarité.

Il allait l’interpeller vertement quand il le vit reposer sa patte sous lui et se mettre à ronfler bruyamment.

Le chat Murr ! C’était le chat Murr ! Celui d’E.T.A. Hoffmann ! (N’oublions pas que ce "brave" Buck avait quand même un peu lu dans son adolescence.)

Accablé, Buck...



au bord des larmes s’affala par terre, se prit la tête entre les mains, et songea :

« Voyons, voyons, la cale de ce vaisseau, semble pleine de chats magiques sortis des récits de leurs créateurs (si seulement Ratoun 3t était encore là, il leur ferait la chasse !), donc......moi-même,.....moi-même.....oui, hélas, je ne suis peut-être aussi que le jouet, la chose, de ces incompétents qui écrivent cette saga inter-galact.....Hic ! hic ! hic !

Bon Dieu ! le hoquet en plus !

Oui, elle me mène où là, leur histoire de choux,........encore des choux à la crême, passe......!
Sûr, si je bouge ne serait-ce que le petit doigt, je vais encore entendre, je sais pas, tiens oui, le chat de la mère Michelle par exemple, ricaner !

Ou le chat botté, tiens pourquoi pas !

Que faire ?
Que ne pas faire ?
Le faire, c’est bien, mais l’O fairru Gineuze, c’est mieux !
 »

Ainsi songeait notre valeureux héros, Buck, dit Buckinou, dit Buck la fripouille, à cause de vieilles histoires, appelé aussi par ses camarades Donald Buck, à cause qu’il parlait du nez, ce qui n’était pas sans lui donner un certain charme.

Mais, à trop songer, on en devient songe-creux, et Buck se réveilla, en prenant la décision de........

 Djambou - Par innatention, j’ai interverti le rôle des chats et des rats, j’aurais dû ou pu dire : « si SuperRatoun 3t étais là, il leur ferait la chasse....... » mea (...)

de parer au plus pressé afin de pouvoir en finir avec cette fichue livraison qui lui avait causé tant d’ennuis.

Mais pendant ce temps que se passait-il à bord de l’hyper-talonnette ? Dark Hortefex qui avait perdu toute trace du vaisseau de Buck était en train de s’exciter sur Albanor qui cherchait une explication à cette mystérieuse disparition de la navette de Buck sur ses écrans de contrôle sans pouvoir se douter un seul instant que les deux facétieux chats qui avaient rendu visite à ce dernier en était la cause.

Dark Hortefex trépignait de rage et ponctuait chacune des phrases qu’il vociférait par des coups de poing sur le dos d’Albanor qui commençait à avoir sérieusement assez de ce patron excécrable et...



se mit à songer sérieusement à retourner sa combinaison (en téflon anti-poussières cosmiques, très chic), et de revenir à son ancien métier de pirate galactique, et il était à deux doigts de se lever et d’envoyer sa main dans le faciès monstrueux de Dark, lorsque soudain....



Garfield, qui passait par là, planta ses griffes dans le mollet de Dark avec un sourire des plus sataniques.

"Hi, Dark, tu peux m’dire où son mes potes ? Murr et cie ? Ah, et au fait, y’a Hercule aussi qui doit venir à notre pince-fesses, si tu le vois passer dis lui qu’il me contact en télépathie. Merci d’avance. Une autre petite chose... TU LAISSES TRANQUILLE Albator ou je te lacère du nord au sud, ok baby ?!"

Sur ce, il sauta dans les bras d’Albator et se mit à ronronner de plaisir sous la caresse des gants Mapa rose. Albator avait égaré quelques jours plus tôt ses gants en téflon doublé de peau de zébi et il fallait bien qu’il cache ses ongles rongés, signe de sa nervosité. Il ne devait montrer aucune faiblesse.

Dark, de son côté, pestait et essayait d’endiguer les perles de sang qui coulaient des griffures. Il se rappela que le PQ pouvait stopper les petites hémorragies ainsi que le papier à cigarette. Il fallait donc qu’il s’assoie sur sa fierté et retourne...



au seul endroit où il était susceptible d’en trouver.

Et comme il s’y rendait en toute hâte, il vit à ses côtés Garfield qui avait abandonné sa place de choix dans les bras d’Albanor et trottinait à ses côtés en le surveillant d’un oeil menaçant.

Même plus moyen d’aller là où l’on se rend seul tranquille. Mais que voulait dire cette histoire de chats extra-terrestres qui s’étaient donné rendez-vous, à bord de SON vaisseau-talonnette pour une teuf improvisée qui plus est ?

En tous les cas, c’était clair, ils n’étaient pas de son bord puisque déjà ce satané Garfield avait bel et bien pris parti pour Albanor auquel il avait prouvé d’emblée l’affection que celui-ci lui inspirait. Et cet imbécile qui n’avait rien trouvé de mieux à faire que de le caresser dans le sens du poil !

Il fallait arrêter ce cirque tout de suite et tant pis pour ses égratignures qu’il soignerait plus tard. Il commença par appeler d’une voix de stentor son second qui ne se trouvait qu’a deux mètres de lui et...



qui, marchant très vite et n’ayant pas vu que Dark s’était arrêté pour lui parler, le dépassa, ce qui fit qu’il n’était plus son second, mais son premier... En passant il marcha sur la queue de Garfield qui s’était assis aux pieds de Dark, attendant la suite.

Dark vit rouge, son second lui était passé sous le nez, et en marchant sur la queue de la bestiole, avait ravivé la rage du félin qui avait émis un miaulement si strident qu’il en avait fait péter un hublot et trembler le vaisseau si violemment qu’il avait dévié de sa trajectoire de 190°.

- "Nom d’un chien" commença-t-il à s’énerver.

Il fût vite calmé par un labourage des cuisses de la part de Garfield qui n’appréciait pas du tout cette expression. Il poussa un cri de douleur si puissant, qu’un deuxième hublot partit en éclats et le vaisseau dévia de quelques degrés de plus.

Là-dessus, alerté par le raffût, le chat Hercule arriva en trottinant, la queue en l’air et les moustaches en arrière.

- "Hi everybody, qu’est-ce qui se passe ici ? Oh, Garfield, tu es là, justement je te cherchais, suis moi la fiesta va bientôt commencer".

En voyant Hercule, Dark repensa à son enfance, quand sa grand-mère lui achetait régulièrement son Pif Gadget et...



qu’il suivait les aventures de ce chat rigolo et bagarreur avec son éternel pansement sur le museau. Mais tout ça était bien loin. Sa grand-mère était morte depuis belle lurette et le garnement qu’il était alors avait tenu ses promesses et s’était transformé en l’infâme Chef de Mission Secret-Défense que l’on sait.

La chute soudaine de température dans l’hyper-talonnette, dûe à l’explosion d’un des hublots qui avait provoqué une dépressurisation, avait obligé un des co-pilotes associé à Albanor à la faire plonger de cinq mille mètres en quelques minutes et ils allaient être obligés de regagner leur base en catastrophe, heureux s’ils s’en sortaient indemnes.

Hortefex gardait néanmoins tout son sang-froid à cet égard, certain qu’il était de la fiabilité du matériel mis à sa disposition et de la compétence de ses lieutenants, mais ce qu’il y avait de certain c’est que l’interception de Buck et de sa cargaison frauduleuse ne serait pas pour aujourd’hui et ça, par contre, l’enrageait de plus belle.

Il s’apprêtait à flanquer un coup de pied magistral à Hercule quand il vit, l’ayant rejoint, ....

 Djunes - A Garfield, pardon, les chats se bousculent au portillon !

toute la clique des Aristochats ! Il devînt blanc comme un linge, tiens aussi pâle que la voie lactée qu’il apercevait à travers le hublot à sa droite, ou plutôt ce qu’il en restait.

Il se prit la tête entre les mains, il sentait poindre une horrible migraine, il voulut hurler pour se défouler et, pourquoi pas, faire déguerpir les matous, mais ça voix resta coincée. Non ! Ce n’est pas possible, je deviens fous, s’affolla-t-il, je ne peux plus émettre un son, j’ai un CHAT dans la gorge !

Il commença à courir dans tous les sens, comme un dément, se tenant encore la tête lorsque...



l’un des matous, il n’aurait su dire lequel maintenant qu’il les voyait tous réunis devant lui, imposa le silence à toute la clique réunie et prit la parole.
Oui, il la prit bel et bien.

Le chat en question, ce devait être celui du Cheshire d’Alice tout compte fait, se racla un peu la gorge pour s’éclaircir la voix qu’Hortefex avait perdu par sa faute, et pour cause, et attaqua en ces termes :

"Dark mon vieux, tu permets que je t’appelle mon vieux, bien sûr, ton histoire touche à sa fin. Dans quelques instants ta saleté de vaisseau va exploser ou atterrir quasiment en douceur, c’est selon. Il ne tient qu’à toi de modifier le cours des choses et contrairement à ce que tu pourrais croire nous sommes là pour t’aider et te donner une chance de revoir ta copie."

Tous les chats qui s’étaient groupés autour de lui opinaient de la tête d’un air satisfait et, durant cette entrée en matière, l’hyper-talonnette s’était brusquement comme suspendue dans l’espace, sa trajectoire de descente fulgurante interrompue.

"Revoir ma copie ?" s’étranglait-il sans toujours pouvoir articuler un son audible.

Le détestable personnage ne comprenait même pas à quoi ce maudit chat de conte pour enfants faisait allusion.

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