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Le cadavre exquis boira le vin nouveau

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Le livre magique

dedel11

Texte initié le lundi 5 janvier 2015

Il était une fois une petite fille de 12 ans prénommait Manon vivait dans une modeste maisonnette avec ses parents et ses trois petits frères. C’était une famille pauvre matériellement mais aussi affectivement au grand désarroi de Manon.
Elle avait toujours eu l’impression de ne pas être à sa place dans cette famille si négligente à son égard.
Ses parents privilégiaient les 3 garçons Isaac, Quentin et Maxence en délaissa la jeune femme en devenir. Ces frères tous les trois âgés de 10 ans profitaient de la tristesse de Manon et prenaient un malin plaisir pour l’embêter à l’unisson. Leurs parents leurs donnaient toujours raison. Ils avaient donc tous le loisir de faire souffrir leurs grande sœur. De nature fière, elle s’enfermait souvent dans le grenier afin de pleura en cachette et à l’abris des regards. Sa mère la négligea tellement qu’elle en était la risée des enfants du village. Elle se faisait appeler "Epouvantail".

Un après-midi d’hiver, après s’être encore fait gronder pour un rien, Manon sortit de chez elle en courant pour respirer le grand air.
Soudain un phénomène étrange bouleversa tous le village et stoppa net la petite fille. Manon qui était, au départ, émerveillée par ce qui venait de se dérouler devant ses yeux, n’en resta pas sans questionnement.
En effet un manteau blanc recouvrit le village en seulement quelques heures à peine. Ce fameux manteau si troublant fût un phénomène bien inhabituel. Il ne s’agissait pas de neige mais d’un gaz mystérieux qui surplombait les maisons entières. Il était en effet inodore mais rendait comme par magie les gens plus joyeux, aimable. Manon n’était pas touchée par le "charme" et cette utopie naissante et qui, paradoxalement cachait de futur malheur.


Comme chaque fois qu’un phénomène étrange et menaçant se produit, la nature s’était tu, seul le torrent se mit à gronder couvrant le bruit de la chaîne du puits qui se balançaient de plus en plus vite.

Sa mère, la marâtre, au lieu de l’appeler pour la faire rentrer au plus vite, n’ouvrit la porte que pour lui balancer un seau et aboya : "puise donc de l’eau, bonne à rien ! et arrache quelques carottes au potager". Manon ne se faisait aucune illusion quant aux sentiments de ses parents et de ses frères envers elle, mais là, elle prit conscience de l’étendue de leur haine, et elle ne put s’empêcher de penser le manteau blanc qui s’était abattu sur leur village n’était que le reflet de cette haine écrasante. Sa famille incarnait le Mal et il venait de se réveiller.

Sans réfléchir, comme poussée par une force invisible, elle monta sur la margelle du puits, devant ses yeux effarés, la chaîne sortit de la poulie, se mit à onduler tel un serpent puis vint s’enrouler autour de ses chevilles dans un grincement d’enfer.

Prise de panique Manon voulut en finir et

 Yan - Vivement la suite ! ;)  dedel11 - Merci beaucoup pour ta participation Youpala :))

essaya de se délivrer de cette force invisible qui voulait la mener au fond du puits. Mais le maléfice qui s’était emparé d’elle-même triompha. Dans un cri déchirant, Manon tomba dans le trou sombre. Sa chute sembla si longue, longue, longue si bien qu’elle en devenait interminable. Quiconque passait devant ce malheureux puits dans les 10 minutes qui s’écoulaient, entendait le cri de la jeune fille sans pouvoir la sauver.

Au bout de ses 10 minutes, la marâtre folle de rage par la lenteur de l’exécution de sa demande de puisement d’eau et de récupération des carottes du jardin, couru comme une furie pour donner une correction à Manon. Arrivait dans le jardin, l’horrible femme hurla :
"La bougresse, s’est enfuit ! On ne peut vraiment pas compter sur elle !!! Quelle idée j’ai eu de la récupéré après la mort de sa mère !!!! "
Le mari qui continua à couper du bois pour alimenter la cheminée le soir venu, faisait souvent la sourde oreille lorsque que sa femme s’égosillait de sa voix stridente. Il faut dire que leurs caractères étaient diamétralement opposés. L’une était carrément despotique et l’autre était désespérément laxiste. La marâtre Tabatha portait depuis toujours la culotte dans le couple.
Aussitôt partie à sa recherche malgré elle, une lumière étincelante illumina le périmètre du puits. Comme par enchantement Manon réapparu sous une forme différente de la sienne. Elle s’était transformée en une femme éblouissante de beauté avec un regard transperçant. Cette femme n’avait plus rien de cette petit Manon toute innocente qui subissait les sévices d’autrui, bien au contraire. Elle se promit toutefois de se venger par tous les moyens de sa famille adoptive qui l’a fait souffrir moralement mais également physiquement.
Pour se faire,

 Djunes - "On va te suivre avec plaisir dédel (ou dédé ?- je n’arrive pas à bien lire ton pseudo) ; j’ai voulu voter pour toi et Youpala mais je n’y arrive pas, ça ne me marque pas d’étoiles… Bien (...)  Yan - Djunes, il suffit que tu cliques sur le texte "j’aime" ;) a+  dedel11 - Merci Djunes, ça me fait vraiment plaisir de trouver des amoureux de la langue de Molière et je continuerai d’écrire avec plaisir :D Mon pseudo c’est Dedel. A bientôt (...)  dedel11 - PS : Désolée pour mes fautes d’inattention, je vais faire un peu plus attention à l’avenir !

elle décida dans un premier temps de quitter le village qui l’avait vue naître pour tenter d’oublier momentanément le sombre univers de son enfance.
Sa métamorphose ne l’impressionnait nullement et même si elle ne conservait aucun souvenir de ce qui avait pu se passer dans le puits, elle se sentait investie d’une force tranquille et déterminée qui lui permettrait de mener à bien son projet.

 dedel11 - Chouette de te retrouver dans l’histoire "Le livre magique" !!! :D

Tous d’abord, il fallait qu’elle résout l’énigmatique du gaz mystérieux qui s’est produit dans ce village qu’elle qualifierai le village du malheur.
Pour la nouvelle Manon, il valait mieux prévenir que guérir.
Bien que son apparence ait changée, si elle serait restée dans ce village, les habitants jaseraient. Le nombre d’habitants était minime et la disparition de Manon ainsi que la venue soudaine d’une créature de rêve serait une coïncidence bien trop flagrante. Une minorité de villageois croyait à la magie du puits sacré tandis que les autres se moquait bien de ses croyances.
Pour la nouvelle femme aux long cheveux d’or, il était temps de quitter le "cocon familial".

La première étape de son plan était de se construire une nouvelle identité et une vie fictive pour plus de crédibilité. Son pouvoir d’hypnose était un charme des plus convaincants pour faire croire n’importe quoi à n’importe qui. Comme elle paraissait encore rassurante quand elle le souhaitait, elle manipulait les gens avec douceur de sa voix envoûtante et son regard vert transperçant qui ne laissait personne indifférents.

Désormais, Manon s’appellerait Marla, la jeune femme, fille unique, aurait 25 ans et ses parents seraient décédés d’une pneumonie à 2 ans d’intervalle, lorsqu’elle avait 21 ans puis 23 ans.
Pour facilité ses premiers mensonges, elle disait à chaque fois d’un air triste : "C’est un souvenir encore très douloureux, je préfère ne pas en parler..."
En effet, un petit bout de Manon était resté à la surface. C’est pour cela qu’elle avait encore du mal à mentir. Mais Manon n’allait pas tarder à s’effacer au fil du temps pour laisser la place à cette splendide femme Marla. Le désir d’élucider le mystère du manteau de gaz magique qui s’est abattu dernièrement dans tous le village et le désir de vengeance de ses parents adoptifs seraient, à présent, ses moteurs pour évoluer dans la nouvelle vie qui "s’offrit" à elle.



Mais elle devait faire attention. Très attention. Se faire remarquer n’est pas une des meilleurs choses à faire. Sa beauté et son don de manipulation par la voix était plus que suffisante pour qu’elle soit conduite au bûcher. Les paysans sont croyants, et un rien les affole. Elle devait donc être vigilante ; le simple fait d’aborder un manteau de gaz est dangereux. Elle qui n’a connu que la haine apprends alors ce qu’est la crainte. Elle se rappelle ce qu’elle à entendu depuis le puits, elle était une fille adopter. Qui était sa mère ? Le fait d’avoir été haï n’était-il pas plutôt de la crainte ?
Si résoudre le mystère sur le phénomène qu’à subit le village s’annonçait dur, découvrir ses origines l’était tout autaut


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