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Le cadavre exquis boira le vin nouveau

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Note des lecteurs

Le pêcheur

martinedeperpignan

Texte initié le mercredi 14 mai 2008

Dans le courant d’une onde pure ...

Le soleil darde ses rayons sur la vallée heureuse ...


l’homme sent venir les premiers démons prêts à le tourmenter la nuit venue...



demain est un grand jour... l’ouverture de la pêche . tout est prêt , les lignes, la besace, les waders , le petit fauteuil avec parasol incorporé, s’il vous plait, et bien sûr les vérons qui attendent sagement dans un seau, les pauvres, s’ils savaient ce qui les attend ...



notre pêcheur ayant subi des pressions familiales décide d’offrir ses vérons à l’onde claire , heureusement il a confectionné, grâce à ses notions d’entomologie, une magnifique mouche qui fera l’affaire en ce si beau jour ... truites et ombres se cachent à l’ombre des pierres de la rivière ...



Le pêcheur catalan rejoint nos cousins britanniques pour capturer l’ombre qui frétille dans les fonds agités des rivières du nord de l’europe. Il prévoit quelques provisions du terroir pour éviter toute ingestion de cuisine anglaise...



Nous y sommes !
Un dernier point météo avant de partir, tout de même...
Il ouvrit la radio.
Dans un crépitement, il entendit une voix grave annoncer l’inimaginable, que dis-je, l’impensable !



un cyclone d’une ampleur peu commune allait déferler juste à l’endroit choisi par notre grand pêcheur pour sa grande partie de cache-cache avec le poisson , aurait-il froissé l’éternel ?



Ben alors ?... pensa le voisin... C’est-y donc que le cyclone aurait tout emporté ?... Pêcheur, canne, onde claire, mouches et truites saumonées ?

Déjà 5 jours sans nouvelles du pêcheur. Peut-être faudrait-il signaler sa disparition aux autorités locales ?



ouf , le cyclone tant redouté à dédaigné notre chère catalogne, notre pêcheur aventurier mais pas kamikaze avait décidé de se mettre à l’abri dans un cabanon niché au fond de la vallée ...



L’épisode cyclonique étant derrière lui, notre éternel pecheur décide de retrouver son bercail ... l’ouverture de la pêche dans les lacs des Bouillouses est proche, samedi il prend la route , son fidèle ami (non pas son chien !) un bipède comme lui le rejoint -

 tantina - Tu pourrais les envoyer au club "paillotte de rêve"...

Le jour tant attendu est arrivé !
Sur place, les 2 amis endossent leur sac à dos et partent en direction du lac sacré.
Les 2 bipèdes font une bonne marche et arrivent enfin sur les hauteurs qui dominent le lac.
Ils se motivent pour faire les quelques pas restants et choisissent une place à l’ombre d’un gros chène. C’est bientot l’heure du pique-nique et la faim commence à se faire sentir.



Procédons à l’inventaire des sacs ... saucisse cargolade, magrets, miel, épices diverses et variées, la fiole de whisky, la bonne bouteille de nectar du roussillon ... quelques menus morceaux de bois feront l’affaire pour alimenter un bon feu capable de rendre comestibles les ingrédients ci-dessus énumérés ... Je vous le dis "il en faut peu pour être heureux" !



et voilà le repas expédié ... souffler les dernières braises avec précaution, un amoureux des truites de montagne est par essence un amoureux de la nature ... d’ailleurs ... sieste oblige avant de taquiner l’habitante des ondes cristalines ... nos fidèles amis s’allongent de concert et fixent de leurs yeux , avant de les fermer, la ronde des nuages et les coins de ciel bleu . et quels rêves vont habiter leur esprit ?

 martinedeperpignan - non , vraiment, je me refuse à investir leurs pensées, quelqu’un d’autre peut-être pourrait le faire ? Bitube ... une idée ...  Yan - "investir leurs pensées !" merci pour la patate chaude martinedeperpignan !!!!

Le nectar roussillonnais à la hauteur de sa réputation, l’odeur dégagée par les ultimes braises et une légère brise finirent par emporter nos pêcheurs dans de doux songes.

Le premier se voit accoudé à des ruines admirant sa compagne, partie trop vite.
Tandis que le second est au pastis en terrasse du bar du village à montrer à ses amis ébahis sa pêche miraculeuse et expliquant sa technique infaillible pour sortir de l’eau de telles pièces.

Les minutes passent. Le cliquetis du courant sur les rochers partiellement immergés rappelle à la réalité les deux amis.



Sans trop savoir pourquoi, les deux amis décidèrent de partir tout de suite, loin_non très loin_sans personne pour les retenir, comme ça d’un coup, hop disparus !
Partir, pourquoi pas. Mais où ?
Les deux compères sortirent alors une carte de leur sac à dos et pointèrent un endroit au hasard. Ce sera là bas.
Ils partiront vivre pleinement, au milieu d’un inconnu qui les excitait autant qu’il les terrifiait ; ils ne voulaient plus se sentir vides dans une vie monotone qui ne les mènerait sans doute à rien. Alors oui, ils fuiront, ils courront vers l’émerveillement d’un rêve naissant comme des enfants qui prennent conscience de la beauté de quelque chose mais qui ne peuvent s’empêcher de salir à force de trop l’admirer. Tant pis, le choix était fait.


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