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Le cadavre exquis boira le vin nouveau

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Note des lecteurs

Le voyageur

Yan

Texte lancé le 5 mai 2008 & terminé le 5 avril 2009

C’est en levant les yeux vers son hublot qu’il comprit que c’était aujourd’hui son jour.
Le ciel commençait à dévoiler une lueur d’un bleu profond qui annonçait une journée particulièrement belle.
C’était aujourd’hui son jour.
Et malgré les risques encourus, ce n’était pas illogique - du moins à ses yeux.
Cette idée de franchir la Ligne Bleue sous les yeux des Cerbères lui donnait une certaine fierté.
Il se leva d’un bond et se rendit dans sa petite salle de bain.


musculation car pour son périple, il se devait d’être parfaitement opérationnel. Il mit à profit ce temps passé sur les appareils pour faire et refaire dans sa tête le trajet à parcourir :
"la ligne raccordant le pilier du tunnel borgne, côté mer, à l’entrée du tunnel des Balitres, suivant la section de ce tunnel et la frontière géographique jusqu’à un point situé à un mètre de la voie principale française"...
Il dit tout haut "la raquette...



de la main droite, la balle de la main gauche, ou inversement... bien penser à la trajectoire... le terrain de tennis se situe juste à l’intersection de la ligne bleue qui traverse le petit port de Cerbère...
et v’lan ...



Cerbère , toujours là,
paroles d’une chanson qui me trotte dans la tête ...

Pourquoi un nom si inquiétant pour un village catalan

Un chien de garde à la frontière, l’âme des fusils de la guerre,

Ce nom claque par grand vent, dans un drapeau rayé de sang,

Je ne sais pas si tu es sévère, Cerbère...

Retour à la ligne bleue , sur le bateau partant vers l’horizon ...

(ce texte n’est pas de moi, mais de mon amie Mabelcharly qui va bientôt nous rejoindre sur le site .



Le temps n’était pas propice et il le savait.

Partir aujourd’hui était téméraire, mais pour lui, égoïstement, pas de doute car c’était "son jour".

Il jeta un oeil sur son équipage qui regardait s’éloigner, dans le brouillard, le petit port de Cerbère où se tenaient leurs femmes et enfants, les bras agités.



Tout comme Ulysse il se sentait investi d’une céleste mission, vers quel
dieu voguait-il ? allait-il trouver lui aussi sa toison ? le ciel n’était pas si clément que celà, il espérait qu’il n’y aurait pas de naufrage ;
Une vague angoisse...



le saisit en même temps qu’un vague de légende s’abattait sur le pont arrière du navire ...



trouverait-il les sirènes (à son goût), les cyclopes (en cyclopèdes),
s’évaderait-il de Calypso (passée aux mains de Coustaud)et retrouverait-il un jour Pénélope (qui depuis Brassens rime avec S...) ? Que d’angoisses
vraiment !



d’autant qu’il était le meneur d’un équipage ;tous maris et géniteurs...
ses épaules s’affaissaient devant le poids des responsabilités...



Hier, il lui semblait avoir les coudées franches,
mais aujourd’hui, inquiet... voilà t-il pas qu’il flanche.
Etait-ce bien malin, de lever si tôt l’ancre ?
Il regarde ses marins, et se fait un sang d’encre.
Où va t- il la plonger ? la flèche minuscule,
dérisoire ferraille, dérangeant les poissons,
et qui le figera, face à la péninsule,
où enfin accosté...



il pourra rerouver cette sirène qu’il a bêtement abandonnée pour courir la marée ; et parfois l’on pense que son destin est de voyager alors que...



C’est tout près de soi que l’on a le meilleur...


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