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Le cadavre exquis boira le vin nouveau

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Note des lecteurs

STOP !

Yan

Texte initié le mardi 20 mai 2008

Jean-Phil est un gars bien !
Il aide sa concierge à descendre les poubelles, il participe activement à la vie de la cité et il aime, par dessus tout, observer les enfants jouer dans le parc du quartier.

Mais ce matin, alors qu’il se rendait nourrir les canards du bassin, un objet métallique qui scintillait au fond de l’eau attira son attention.
Il se leva de son banc, se rapprocha et plongea la main pour retirer cet étrange objet partiellement enfoui dans la vase.

C’était une sorte de bracelet. Etonnament, cet objet ne semblait pas usé par l’eau...et le temps, car il était certain que la personne qui avait forgé cette chose ne devait plus souvent trainer dans le coin !
Il le secoua dans l’eau, en surface, pour enlever la vase collée et le posa sur son bras.
Un fermoir solide claqua et telle une menotte, emprisonna son poignet.
Il était ridicule avec cet objet ! Il baissa la manche de son polo et s’empressa de retourner chez lui pour trouver un moyen de sortir ce truc.

Evidemment, aucun outil ne permit de l’ouvrir et ne serait-ce que d’entamer le métal...
A quoi pouvait servir une telle chose ?
Il oublia vite l’idée de se couper la main et retourna vaquer à ses occupations.

Il est 15 heures, il sent la pression monter, sans aucune raison apparente, il devenait irritable et nerveux. Ce n’était pas son tempérament, plutôt calme d’habitude.
Le bruit de la rue lui chauffe les oreilles.
Au pied de l’immeuble quelques gamins allument méthodiquement des pétards depuis bientôt vingt minutes...
Il ouvre la fenêtre et crie : "STOP" !

Le temps, le temps...le temps disparaît...un bourdonnement énorme...tout se compresse comme le son d’une platine sur laquelle on réalise une pression d’un doigt.
Les bruits s’estompent, les oiseaux se taisent.
Il se penche à nouveau à la fenêtre et le spectacle qui s’ouvre à ses yeux le laisse ébahi : les gens sont figés dans leur activité, les voitures sont arrêtées sur la route.
Il se sent absorbé, dans un vertige, par le trou béant des 3 étages sous ses pieds.
Il se recule et ses jambes se dérobent quand il apperçoit à quelques mètres de lui, comme une peinture, un oiseau en suspension dans l’air.


Dieu , qu’ai-je fait , qu’ai-je dit ? (mais dieu y est-il pour quelque chose ?) Jean-Phil champion de la bonté et de la fraternité a osé lever la voix, parce qu’il était un peu fatigué (à force on le comprend)
et voilà qu’il avait arrêté le cours du monde (calme, volupté et sérénité) , mais il n’est pas égoiste, il ne jouira pas seul de ce spectacle fabuleux ... et ensuite, parviendra t’il à renverser l’ordre des choses ...



Et soudain, il pense à l’objet métallique qui lui enserre le poignet. Ce
bracelet est-il magique, voire ensorcellé ? Il regarde fasciné la rue figée. Seule un maléfice étrange a permis cela. Avec qui pourrait-il partager cet instant fantastique ?...



Il pense descendre voir la concierge, mais elle doit avoir subit le même sort que les gens du quartier. S’éloigner un peu ? il pourra ainsi vérifier si il s’agit d’une immense mascarade, imaginée et organisée encore par un illuminé de la télévision...mais non, l’oiseau...ce n’était pas techniquement réalisable ! Il se recule, prend un coussin sur le canapé et s’approche à nouveau de la fenêtre. Son bras s’élève au dessus de sa tête et d’un geste maladroit, lance en direction du piaf son projectile... Sans la toucher, le coussin frôle sa cible, mais le déplacement d’air suffit à faire retrouver au volatile la réalité de la pesanteur. Il tombe droit sur une haie de bosquets.

Etrangement, il n’a pas peur et n’est pas paniqué malgré l’horreur de la situation. Cela ne lui ressemble pas. Il comprend qu’il doit tout cela au bracelet, tout comme ces maux de têtes terribles qui l’oppressent de plus en plus. Il se tient la tête et de râge il envoie valser la table du salon. Il faut qu’il s’allonge...Il rejoint sa chambre.

Les heures passent...le vent, un klaxon, des cris d’enfants... Il s’assoit lentement. Il fait encore jour. Mais combien de temps est-il resté couché ? A vu de "barbe", il opte pour une douzaine d’heures. Il regarde sa pendule : 15 heures.

Le temps avait repris son court, pourquoi ?, quelle était la règle ? Il se lève finalement de son lit et se dirige vers la fenêtre pour en apprécier la vue. Sur le chemin, il se rend compte que son fidèle bracelet l’a quitté ! Mais qu’est-ce que c’est ? il se retourne et voit son verre par terre et la carafe d’eau de sa table de nuit renversée sur son lit aux côtés de son bracelet ouvert sur sa charnière unique.

L’eau ! l’eau m’a sauvé la vie ! le bracelet perd ses facultés sous l’action de l’eau... C’est pourquoi il attendait sagement au fond du bassin...



Il n’ose pas reprendre l’objet dans ses doigts de peur que tout le processus se réenclenche. D’un autre côté, il ne va pas laisser éternellement ce bracelet au milieu de sa chambre et puisque de toute façon il pense avoir compris comment maîtriser le phénomène, il tend une main hésitante vers le bijou magique et finalement s’en empare...

 Yan - cool !!! je pense qu’on peut partir sur une folie du bonhomme ? non ?  mabelcharly - oui, mais avec beaucoup de retard, désolée...

Voilà le cercle brillant dans le creux de sa main, va t-il oser le remettre ? non ? oui ? non ? oui ? OUI ! clac ! c’est fait ! de suite, il file à sa fenêtre, mais rien ne se passe. L’extérieur fonctionne normalement.
Il réfléchit... Il revoit les évènements à l’envers. d’abord il dormait,
il s’était couché parce qu’il avait un intolérable mal de crâne, il avait vu la rue toute figée, pourquoi ? ah oui ! il avait crié stop ! le revoilà parti à la fenêtre, il se penche et hurle un stop dément et... Tout se bloque ! ô temps suspend ton vol... Pour le coup Jean Phil sent en lui un étrange bonheur l’envahir. Lui, le doux, le tendre, le serviable, est empreint soudain d’un vertige de puissance totalement inconnu jusque là... est-il possible qu’il puisse dominer le monde ? juste avec un seul mot ?



En un rien de temps il entrevoit ce que peut devenir sa vie en possédant un tel pouvoir ! Il peut franchir toutes les barrières de l’impossible ! Aller se balader dans un monde immobile, entrer où il veut, prendre ce qu’il veut, modifier tout ce qu’il lui plaît ! A commencer par son contrat de travail qui le cantonne à des tâches subalternes alors qu’il a tant de valeur... Mais qu’il est bête ! il n’a même plus besoin de travailler, il lui suffit d’entrer dans n’importe quel commerce et prendre de l’argent dans la caisse ! Non ; Celà il n’y arrivera pas, il a en lui une profonde honnêteté qui rejette de façon répulsive une telle idée. Oui mais... les banques... Pourquoi pas au fond se servir un peu. Pas de trop grosses sommes, ils n’y verront que du feu ; Une erreur de caisse tout au plus...

Plongé dans une frénésie d’idée prodigieuses, il avait totalement oublié l’horrible douleur qui l’avait obligé a se coucher et l’avait endormi d’une étrange façon ; Mais voilà qu’elle se rappelait à lui violemment, à se taper la tête contre les murs. NON ! NON !
Il pouvait devenir le maître de l’univers et il se retrouve en une seconde prisonnier de sa chambre à cause d’une vulgaire migraine déstabilisante ! c’est trop injuste... Il va falloir qu’il prévoit un stock d’aspirine, jamais il ne renoncera à une telle capacité à cause d’un détail. Mais là, vraiment, il doit se coucher d’urgence, il se sent mal, si mal...



Il file à la salle de bains pour s’assurer que l’eau est bien la solution au problème. Il ouvre le robinet du lavabo, fait couler un filet d’eau et miracle...le mécanisme se déclenche. Il le referme à nouveau et vérifie ainsi à plusieurs reprises que le système obéit bien à l’humidité.

Son mal de tête est évidement passé. Il n’aurait, de toute façon, pas supporté le brouhaha urbain qui avait à nouveau émergé de sa léthargie.

Il réfléchit à cette idée qui lui trotte dans la tête...une banque ?... oui pourquoi pas ! mais il fallait qu’il s’assure avant tout que l’opération ne présentait pas de risques.

Il dévale les escaliers jusqu’au rez-de-chaussée, le précieux objet en poche. Il sort du quartier et se dirige vers une épicerie.

En traversant la route, un chauffard, certainement assommé par la chaleur, pile et manque de le renverser. Il brandit son poing par la fenêtre de sa voiture "Hé, connard ! tu peux pas regarder avant de traverser ?"

Jean-Phil sourit discrètement tout en glissant la main dans sa poche... un claquement... et voilà le bracelet en place.
Il se retourne vers le chauffard avec un rictus qu’il ne peut pas cacher, lève la main et crie "stop !"...mais rien ne se passe...ridicule...
Le chauffard le regarde, ahuri, et décide de prendre la tangente en accélérant soudainement et en manquant de le renverser une nouvelle fois. Cette fois-ci Jean-Phil est furieux, se retourne et hurle "c’est ça, casses toi !".

...compression...tout s’arrête...

Une idée démoniaque lui traverse l’esprit. Il se dirige vers la voiture, freinée en pleine accélération, ouvre la portière et tire le conducteur au sol.
Il le traine jusqu’au trottoir et l’assoie sur un banc. Il lui retire ses chaussures, ses chaussettes, son pantalon et sa chemise.

Il retourne les bras chargés au véhicule et enfourne les vêtements sur la banquette arrière.
Il jette un coup d’oeil circulaire pour voir comment améliorer encore la situation...

Il éclate de rire : un camion de bétail est en attente de son sort... Il se dirige vers le véhicule et sort une chèvre du plateau arrière. Il l’amène à la voiture et la place sur le siège du conducteur. Il n’oublie pas...la ceinture de sécurité ! Il sort les clefs de contact, serre le frein à main et va s’asseoir un peu plus loin pour profiter du spectacle.



Ouf ! Il était temps et c’est le cas de le dire ! Bon, maintenant qu’il est bien installé et bave sur sur le bracelet ; au grand étonnement de son voisin, en slip, qui le regarde d’un air ahuri avant de remarquer sa voiture qui s’en va a toute vapeur, dans un concert de klaxons et de bêlements apeurés.

Dans le camion, les chèvres, sans doute par solidarité avec leur soeur sortent de la léthargie imposée par leur voyage et les drogues qu’on leur a données et commencent a distribuer des ruades et des coups de cornes a la ronde. Le plateau arrière du camion résonne comme un tambour. Un enfant exité sort de la cour d’un immeuble en courant et arrive sur le macadam au moment précis ou une voiture de police déboule, toutes sirènes hurlantes au coin de la rue, sous le nez de Jean-Phil, qui, par réflexe remet le bracelet magique en criant : NOOOON !

Comme le ralenti de la vague qui s’abbat sur le navire, de la dernière minute de la finale de la coupe du monde de foot, un instant terrible passe avant que notre héros ne retrouve ses esprits.

L’enfant est sauvé, enfin presque, il va le cherhcer et le ramène sur le trottoir. Jean-Phil commence a se rendre compte de ce que ce pouvoir peut avoir de monstrueux, si on ne l’utilise pas comme il faut, mais il doit sans doute pouvoir être bénéfique si il essaie.



La migraine commence à repointer son nez... Il cherche du regard où il pourrait se libérer à nouveau de M.Bracelet, ne voyant rien alentour, il décide de se diriger vers le parc pour plonger son avant-bras dans le bassin originel.

Et puis tout compte fait, avant que le temps ne reprenne ses droits, ce serait peut être pas mal de déguerpir de la scène et de toute la pagaille engendrée par ses soins.

Alors que la vie se réveille, il s’assoit sur le banc du bassin, un peu sonné. Il profite de ces quelques minutes pour réfléchir.
Tout va si vite...paradoxalement... cette idée lui décroche un sourire.

Après le sauvetage de l’enfant, il se sentait un peu comme un Superman mais à nouveau la tentation d’utiliser l’objet à des fins lucratives se faisait sentir. Et puis l’image de la chèvre au volant de la voiture et la tête du chauffard en slip, le fit vraiment marrer. Y’a vraiment trop de trucs à faire avec ce jouet !

Que faire ? un peu de bien pour compenser le mal ? cette approche ne lui déplaisait pas. Disons plutôt qu’elle l’arrangeait pas mal !



Ses folles ambitions se concentrent de nouveau sur le moyen de subtiliser quelques billets dans une banque. Mais, avant et afin que les communs des mortels ne se posent pas trop de questions ; il veut vérifier les effets de son étrange bracelet sur quelques babioles electroniques telles que cameras de vidéosurveillance, capteurs de pressions, detecteur de mouvements.... Pour cela, il pense à son vieux pote Dave, qui est commerciale chez Precton, specialiste des systemes d’alarme. Son magazin ferait un excellent terrain d’experimentation.
Mais pour l’heure Jean-Phil se sent vidé, le soleil disparait derriere les marroniers du parc, il s’arrache à son banc et rentre chez lui les jambes loudes pour s’ecrouler sur son dessus de lit rèche et dormir d’un sommeil sans rèves.



Au petit matin après un sommeil réparateur, il se décide à visiter Dave.

Il hésite cependant à mettre son ami dans la confidence.

C’est un lourd secret...un peu trop lourd pour lui...mais il faut tenir bon car les tentations seraient trop grandes et son ami pourrait vite "virer sa cutie".

Il décide donc d’argumenter un intérêt soudain pour les systèmes d’alarme, en espérant ne pas éveiller de soupçons chez son ami.
Son plan est le suivant : une première visite "anonyme" à traîner dans les showrooms puis une bien réelle en suivant pour voir le résultat. Cela devrait dissiper ses craintes.

Il se gare sur le parking du magasin, met le bracelet au bras et cherche un moyen de "monter en pression" rapidement. C’est tout trouvé : un coup de portière sur les doigts... c’est toujours un bon moyen de râger et de voir "rouge".



Il hésita un long moment, après tout n’est pas « Jacass » qui veut, se faire mal volontairement n’est pas à la portée « du plus douillet des garçons » comme disait ça mère pour le taquiner étant petit. Il prit son courage à deux mains, posa ses doigts sur l’ouverture, et claqua violemment la portière. Un cris de douleur résonna dans le parking souterrain du centre commercial. Tout en secouant sa main dans tout les sens Jean-Phil s’écria : Mais que je suis con !!! Quelle idée de faire un truc pareil !!! Oulala ! Que j’ai mal, que j’ai mal, si je pouvais revenir en arrière !
A ces mots, tout autour de lui s’arrêta, un silence oppressant pris la place du brouhaha sempiternel de l’hypermarché, puis lentement il vit la dame qui venait de ranger ses commissions dans le coffre de la voiture à coté de la sienne, remettre les sacs dans le caddie, les voitures dans un carrousel ressortaient en marche arrière. Il restait là immobile pendant que le temps remontait. Puis la musique d’ascenseur repartit à l’endroit la femme arriva devant sa voiture et ouvrit son coffre. JP regarda sa main, la douleur avait disparu, elle avait fait place à une intense migraine, si violente qu’il se jeta dans une flaque d’eau qui c’était formait à cause d’une fuite du système de climatisation du magasin. Le bracelet s’ouvrit et le libera de son mal de tête.

Jean-Phil resta assit dans l’eau pendant un moment, il se demandait s’il n’était pas seulement entrain de faire un mauvais rêve, mais l’humidité qui avait maintenant atteint son caleçon lui ôta ses doutes, il pouvait contrôler le temps, il ne pensait maintenant qu’a une chose, découvrir tous les mystères de son bijou magique.



Il choisit donc de ne pas rentrer dans la boutique...

Le risque avec Dave était trop grand, d’autant plus qu’il venait de se rendre compte que sa montre avançait de quelques heures sur l’heure de sa voiture.

Cela finit de le convaincre que les caméras de surveillance ne représentait pas un réel danger.

Il prit quelques profondes respirations pour essayer de faire partir ce mal de tête et reprit le volant, direction...la banque !



Il roulait tranquillement, serein, la banque ne fermerait pas avant deux heures, il avait le temps.

Soudain, il pila, devant lui un gendarme s’époumonnait dans son sifflet et gesticulait rageusement. Il baissa la vitre et le visage cramoisi du gendarme s’encadra dans la fenêtre ouverte.

"Vos papiers !" lui hurla-t-il dans le tympan gauche.

Jean-Phil, incrédule, un peu tremblant, lui tendit carte grise, assurance, permis. Il se demandait si ce gendarme avait un don de double-vue et avait deviné ses intentions de braquage, il sentait une sueur froide lui dégouliner dans le dos.

D’une voix chevrotante, il s’enquit : "Que se passe-t-il Monsieur l’Agent ? Ai-je commis quelque infraction ?"

Toujours furieux le képis lui répondit, tout en lui tendant un alcotest "Comment ça, ce qu’il se passe ? Mais vous n’avez pas vu le stop ?"

Et Jean-Phil de rétorquer, très supris "Un STOP ?! Mais quel STOP ?!"...

Il dût poser la question un peu trop fort car il vit le gendarme, sa main tendant encore l’alcotest, se figer d’un coup un seul. Il n’entendit plus le moteur de la voiture, ni la radio, ni les oiseaux... et bon sang, il n’avait pas d’eau et pas un magasin à moins de 10 km. Il allait devoir repartir à pieds, pour aujourd’hui son plan tombait à l’eau... enfin façon de parler !

A moins pensa-t-il, qu’il y ait encore de l’eau dans le lave-glace... c’est ça, le lave-glace, son dernier espoir. Il avait bien songé à cracher sur le bracelet, mais cet histoire lui avait asséché la gorge.

Il ouvrit le capot, repéra un bouchon, le souleva fébrilement, et là, zut (...)

 Youpala - Voilà, je me commente moi-même, ça s’arrange pas. Juste pour me dire de faire attention aux fautes d’orthographe la prochaine fois !

De toute façon si je me libère de mon bracelet maintenant, le flic va m’embarquer !
JP reprit sa route, zigzaguant entre les voitures toujours immobiles, faut que je trouve de l’eau maintenant se dit-il, le sang dans ses tempes battait la mesure. Il s’arrêta devant une boutique de fleurs, dans le magasin il plongea la main dans un vase remplie d’un bouquet de jonquille, le temps repris sa course.
Devant le regard mi interrogatif, mi furieux de la jolie fleuriste, il se résigna a acheter le bouquet.
Je ne peux pas garder le bracelet en permanence à mon poignet, ou alors, il faut que j’ai toujours de l’eau a porté de main.
Assis au volant de sa voiture, il hésitait, et si une fois dans la banque ça ne marche plus, ou si ça me démonte tellement la tête et que je sois obligé d’enlever le bracelet... l’appât du gain était plus fort. JP décida de prendre le risque, quand il tourna la clef de contact, il lui sembla entendre quelqu’un qui l’appelait, il ne vit personne, il redémarra, et encore cette voix, une voix d’homme qui lui semblait familière, « Jean-Philippe, ne fais pas ça Jean-Philippe. Tu peux maitriser le temps, mais tu ne peux pas nuire aux gens Jean-Philippe... retourne au bassin jean-Philippe ta quette commence là Jean-Philippe... »
Il eu beau tourner la tête dans tous les sens, JP ne vit personne, la rue était déserte.
Est-ce son imagination, ou sa conscience de jeune homme bien sous tout rapport qui le fait culpabiliser ? Et puis merde à la fin, avec tous les millions que les banques se sont fait sous couvert de la crise, je peux bien prendre ma part, j’y vais... il démarra de nouveau, un mal de tête plus fort que jamais le stoppa net, mais je n’ai pas le bracelet pourtant, et il entendit la voix de nouveau, cette fois elle hurlait, « NON JEAN-PHILIPPE, NON, LE BASSIN JEAN-PHILIPPE, LE BASSIN, LE BASSIN JEAN-PHILIPPE, TA QUETTE JEAN-PHILIPPE, LE BASSIN, LE BASSIN, LE BASSIN, LE BASSIN, LE BASSIN. » la douleur s’atténuât un peu mais était toujours lancinante...


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